Saint-Sébastien, le patron des archer

A propos de la fête de Saint-Sébastien

Aux alentours de l’an 250, Rome possédait de nombreuses compagnies d’archers. En 280, une centurie d’archers était sous le commandement d’un Narbonnais nommé Sébastien. Celui-ci vint à se convertir à la religion chrétienne, ce qui était mal vu à l’époque. Lorsque l’empereur Dioclétien l’apprit, il demanda à Sébastien de bien vouloir abjurer sa foi. Celui-ci refusa et fut condamné à être percé de flèches.

Les historiens évoquent 2 hypothèses :

L’empereur aurait fait appel à des archers mercenaires, pour ne pas prendre le risque d’un refus d’obéissance ou d’une mutinerie parmi les Prétoriens. Ou encore, il aurait été lié à un arbre (ou à une colonne) et ses archers, ceux qu’il commandait, lui tirèrent dessus mais, en raison de l’affection qu’ils avaient pour lui, évitèrent de lui toucher un organe vital…

Laissé pour mort, une femme veuve nommée Irène recueillit son corps et le soigna. Après complète guérison, Sébastien, au lieu de fuir, se présenta à l’empereur et lui reprocha sa cruauté en lui disant « Si vous voulez vivre en paix, cessez de répandre le sang innocent. ».

Il fut de nouveau condamné à mort, emmené dans un cirque où il fut lapidé à coups de pierres et achevé à coups de gourdins. Son corps fut jeté tout ensanglanté dans les égouts de Rome afin que le corps du martyr ne soit pas vénéré plus tard. Il fut recueilli par une femme romaine catholique, Lucile, qui le fit enterrer dans les catacombes sous la voie Appia. En l’an 890, l’évêque de Soisson fit le vœu de rapatrier les reliques de  Saint Sébastien dans son diocèse. Il arma Chevaliers les archers de la compagnie de Soisson et les envoya récupérer les précieuses reliques pour les placer dans l’abbaye de Saint Médard à Soisson. A la suite de cet épisode débuta la chevalerie d’arc.

Sébastien a été honoré pour les bienfaits de ce Saint guérisseur dans les épidémies de peste. Ce Saint patron devint également par la suite le patron des prisonniers, des quincailliers, des denteliers, des athlètes, des armuriers, des mourants, des ennemis de la religion chrétienne, des ferrailleurs, des entrepreneurs et des confréries de charité.

Comme il se doit, nous honorons ce Saint patron chaque année vers le 20 janvier par un tir traditionnel où la plus belle flèche est récompensée. Ce tir est suivi d’un repas avec parfois un gigot et dans ce cas le vainqueur se verra remettre l’os du gigot qui symbolise les reliques de notre St Patron et devra le décorer pour l’année suivante.

Cette manifestation rappelle l’esprit des Compagnies et resserre les liens d’amitié, de solidarité et de fraternité entre chevaliers et archers.